lundi 22 février 2016
vendredi 27 mars 2015
Un tissu de mensonges?
L’histoire n’est qu’un
tissu de mensonges, c’est ce que racontent les vainqueurs.
– Ou ce que se
racontent les vaincus.
d’après The sense of
an ending de Julian Barnes (qu'Eulalie n'aime pas tant que ça -- trop anglais? trop tordu? -- mais ce dialogue mérite qu'on s'y arrête.)
(What had old Joe Hunt
answered when I knowingly claimed that history was the lies of the victors? ‘As
long as you remember that it is also the self-delusions of the defeated.)
dimanche 15 février 2015
mardi 10 février 2015
Le musée des curiosités de Sophie Calle 2015
Dans la rubrique "Les gens que j'aime et qui me font du bien" (GAFB)
... en attendant Leloup!
Pour les Montréalais, elle expose au Musée des arts contemporains...
... en attendant Leloup!
Pour les Montréalais, elle expose au Musée des arts contemporains...
dimanche 24 août 2014
Encore un effort pour être bilingues.... :(
Vu sur le Net…
College School is évêque pensionnat de l'ONU
verser Garçons et filles Situe à Sherbrooke (arrondissement de Lennoxville) au
Québec, à environ 160 km à l'est de Montréal. Notre campus de 240 acres comprend Drogues illicites
Terrains de Jeux de tennis, de squash et de vastes etendues de Boisées. Bref, non
paysage exceptionnel Où il fait bon vivre.
Si vous ne comprenez pas en français, peut-être
comprendrez-vous mieux en anglais?
Même si vous ne parlez pas!!!
Bishop's College School is a boarding school
for boys and girls located in Sherbrooke (Lennoxville), Quebec, about 160 km
east of Montreal. Our campus of 240 acres includes several playgrounds,
tennis, squash and vast wooded areas. In short,
the stunning landscape in which to live.
Au fait, il s’agit d’une école secondaire privée qui offre
des « camps d’été en français ous (sic) en anglais » …
:( :( :(
mardi 12 août 2014
Un roi sans divertissement est un homme plein de misères (Pascal)
–
Assieds-toi [dit Langlois], on va parler de la marche du monde.
Car,
disait-il, rien ne se fait par l’opération du Saint-Esprit. Si les gens
disparaissent [il y a des gens qui ont disparu dans le village], c’est que
quelqu’un les fait disparaître. S’il les fait disparaître, c’est qu’il y a une
raison pour qu’il les fasse disparaître. Il
semble qu’il n’y a pas de raison pour nous mais il y a une raison pour
lui. Et, sil y a une raison pour lui,
nous devons pourvoir la comprendre. Je ne crois pas, moi, qu’un homme puisse
être différent des autres hommes au point d’avoir des raisons totalement
incompréhensibles. Il n’y a pas d’étrangers. Il n’y a pas d’étrangers; comprends-tu
ça ma vieille?
[...]
– Tu
dis que rien ne se fait par l’opération du Saint-Esprit et moi je dis que peut-être
tout se fait par l’opération du Saint-Esprit précisément.
[…]
–
Peut-être, dit-il, et ca ne serait pas gai.
Extrait de : Un roi sans divertissement, de Jean Giono
Eulalielalu... bis
Je viens de m'apercevoir qu'il y a un autre blog intitulé Eulalielalu!
S'agit-il de convergence, de transmission de pensée ou, mieux, d'un hommage (c'est vrai que c'était difficile de trouver aussi bien)? En tout cas, bienvenue à cette consoeur... mais enfin ce n'est pas le même!
Alors, soyez fidèles à Eulalielalu.blogspot.com!!!
mardi 15 juillet 2014
Quelques précisions sur ce blog – d'utilisation assez merdique, je dois l'avouer....
- Aucun commentaire signifie qu'il n'y a pas eu de commentaire encore. N'hésitez pas à cliquer dessus pour changer cette désolante situation et lancer la discussion...
- Pour ceux qui utilisent Facebook, je n'ai pas réussi à mettre un bouton de partage dans les "posts" mais on peut se servir du bouton "plus" en haut à gauche.
Et si quelqu'un sait comment remédier à ces deux problèmes, aidez-moi.
Un amical salut à tous mes lecteurs!
- Pour ceux qui utilisent Facebook, je n'ai pas réussi à mettre un bouton de partage dans les "posts" mais on peut se servir du bouton "plus" en haut à gauche.
Et si quelqu'un sait comment remédier à ces deux problèmes, aidez-moi.
Un amical salut à tous mes lecteurs!
dimanche 13 juillet 2014
Tout le monde peut écrire. Mais...
[T]out le monde peut écrire. Mais pour tirer du néant
un de ces objets bizarres qui ressemblent, même de loin, à une œuvre, ou
peut-être tout simplement à quelque chose, et qui puisse espérer durer plus d’une
saison ou deux, il faut une espèce de miracle.
Jean d'Ormesson, Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit
vendredi 4 juillet 2014
Et si, justement le quotidien, notre quotidien, était la promesse…
Je suis une plante,
disait-elle, j’ai besoin du feu, de l’air, de la terre, de l’eau. Autrement, je
m’étiole. Et : Le mariage n’est-il pas un étiolement de ce type? Le feu
s’éteint. L’air se fait rare La terre sèche. L’eau se tarit. Je crèverais. Toi
aussi. […] Et dans le cas contraire, répliquai-je. Si, justement le quotidien,
notre quotidien, est la promesse que je te fais? Ta brosse à dents à côté de la
mienne. Tu es fâchée parce que j’ai oublié d’éteindre la lumière de la salle de
bains. […] Tu dis que je prends du ventre. […]Tu noues ma cravate. Tu me fais
signe quand je pars au travail. Je me dis : Tu es un drapeau au vent. Je me le dis avec une douleur perçante à la
poitrine. Dieu du ciel, ça ne suffit pas? Ce n’est pas assez pour être heureux?
Milena Michiko Flašar, Je
l’appelais Cravate
mercredi 2 juillet 2014
Bonheur de lecture
Zola, Au bonheur des dames
Ch’ais pas comment ch’uis r’tombée sur Zola. J’avais ben lu Germinal au secondaire, pis Nana (je crois) et peut-être L’Assomoir, mais j’me souviens que de Germinal – comme un grand coup sur la
tête. Alors, ch’ais pas comment ch’uis r’tombée sur Zola ast’heure…
Mais en fait si, je le sais, c’est à cause de la série
anglaise The Paradise. Très bonne
série d’ailleurs, mais rien à côté du roman. Pa’c’que l’roman, c’est « gros » :
un monument, une cathédrale! C’est même tellement brillant, touffu, intelligent
(oserai-je sublime? grandiose?) que j’vous l’raconterai pas :
c’est pas résumable, pas plus que toutes les idées qui m’ont passées par la
tête… Ça f’ra p’t’êt’ ben un livre, ou p’t’êt’ un article, ou rien, mais…
LISEZ-LE!!!!
(ou relisez-le…)
lundi 7 avril 2014
Quelques erreurs de traduction...
Eulalie ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ses erreurs de traduction préférées :
o First Aid : Premier SIDA (Attention aux secouristes!)
o Gentle cycle : Aimable bicyclette (Si c'était vrai, on ne dirait plus « Je vais faire le lavage » mais « Je faire une une promenade »... Hélas!)
o Made in Turkey : Fait en Dinde (un classique!)
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o First Aid : Premier SIDA (Attention aux secouristes!)
o Gentle cycle : Aimable bicyclette (Si c'était vrai, on ne dirait plus « Je vais faire le lavage » mais « Je faire une une promenade »... Hélas!)
o Made in Turkey : Fait en Dinde (un classique!)
o Luxury in the Bathroom : Luxure dans la salle de bain (Ouaou!)
o Tighten the nuts : Serrez les noix (T'es pas un peu « noix »?)
Vous en trouverez d'autres en suivant l'hyperlien du titre...
Et merci à l'émission de radio qui m'a conduite à aller voir l'article de M. Foglia qui m'a conduit à aller voir ce site... Eh oui, c'est comme ça que ça marche!
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mercredi 5 février 2014
▶ Demoiselles de Rochefort: Delphine à Lancien (Chanson) - Vidéo Dailymotion
Je me suis réconciliée avec la plupart des fêtes populaires (même
la Fête des mères depuis que mon fils m'offre du whisky -- et du bon!) mais la
Saint-Valentin reste pour moi la plus dull,
la plus plate, la plus fakée, la plus… Surtout en Amérique du
Nord où, en plus d'être un casse-tête sans solution pour la plupart des mecs,
elle touche aussi les relations parents-enfants. Je t'aime Maman, papa, les
amis de l'école, les professeurs, on s'aime tous... Isn't it?
De toutes les chansons que j’ai
entendues sur les ondes en cette veille de Saint-Valentin, en voici tout de
même une qui a fait battre mon cœur. Quétaine (ou kitch) c’est vrai, mais
assez réaliste à certains égards (décidément, ça devient une manie). La
musique acidulée de Michel Legrand est tout simplement sublime et les décors et vêtements ressuscitent mieux pour moi les années 60 que les voitures américaines
(quoique…). Comme ces icônes de la modernité nous paraissent délicieusement vieillottes
aujourd’hui!
Bref, voici mon cadeau de
Saint-Valentin à tous mes amis-lecteurs!
Victor Hugo, Les pauvres gens
En général, j’abhorre les bons sentiments. Et j’ai longtemps
cru que c’était chez moi une absence de sentiments, une incapacité à ressentir.
Pourtant j’adore les mélodrames, les chansons réalistes (Les roses blanches!) et ce poème de Victor Hugo (que, soit dit en
passant, je n’aime pas beaucoup non plus en général). Peut-être est-ce que les
bons sentiments manquent généralement de sentiment
et que je n’aime d’Hugo que ses poèmes dont la forme fait, comme on dit ici, « sortir
le meilleur de lui-même », sa compassion. Dans celui-ci, en tout cas, sa maîtrise
est éblouissante. Ce qui m’a frappée d’abord c’est la brièveté de certaines
phrases (Il est nuit… C’est la mère… Elle est seule… L’homme est en mer… Dur
labeur!) et la simplicité de la plupart des autres, les apposition et répétitions,
loin des tours alambiqués qu’Hugo parfois affectionne, la simplicité du ton.
Simplicité « savante » si l’on peut dire car on n’est
pas dans le ver libre, il faut respecter la rime – cette rime qui, comme dans
la chanson, facilite la mémorisation et la mise en musique tout en tenant à distance
le lieu commun. Et donne à la phrase un relief qui n’est pas dans la syntaxe et
transperce comme une dissonance : « Une femme immobile et renversée,
ayant/Les pieds nus, le regard obscur, l'air effrayant; » ou « Leur
haleine est paisible et leur front calme. Il semble/Que rien
n'éveillerait ces orphelins dormant », tandis que dans les mots
eux-mêmes, Hugo ne craint pas la brutalité : « Son bras livide et
froid et sa main déjà verte ».
Mais la construction, surtout, est parfaite :
I – La femme dans la cabane
II – L’homme en mer
III – Misère et peur
IV – Misère et peur, suite : tous pêcheurs
V – Action : Jennie part chercher son mari, le ton
change… Les pensées deviennent langage… Mais on est encore dans le mouvement
précédent et dans le temps présent, lequel permet d’englober à la fois l’intemporel
ou le répétitif des 4 premières sections que l’action ponctuelle de celle-ci
VI – Changement de temps, le mythe ou la complainte cèdent définitivement
la place à la narration.
VII – Retour aux réflexions d’ordre général – et au présent,
avec cet étonnant dialogue relatif à la morte « Entre la bouche
pâle et l'œil triste et hagard :/– Qu'as-tu fait de ton souffle ? – Et
toi, de ton regard ? »
(Le passage « ronsardien » qui suit est, à mon
avis, le plus mauvais et dessert le propos général en passant de la tragédie de
la misère à la tragédie de la vie en général, ce qui n’est pas exactement la
même chose. Paradoxalement, toutefois, il allège le texte un instant avec l’évocation
de plaisirs qui, pour être passagers, ont bel et bien existé mais dont Hugo ne
pouvait certes mettre l’évocation dans la bouche de la mère – qu’elle les ait
ou non connus – cf., plus loin, ce vers exemplaire, quand son mari revient :
« Elle prit son mari comme on prend un amant ». )
VIII – C’est du Poe! L’intrigue, le suspense, en une seule
strophe : la perfection!
IX – De nouveau, retour au plus que parfait (mais les
parties dialoguées sont au présent – la pensée est toujours au présent…), l’exaltation
– triste ou gaie – retombe : « Qu'est-ce que j'ai fait là ? » Et
le retour du pêcheur : « C’est la marine! »
X – C’est du roman. Le dialogue entre l’homme, qui revient
de la mer comme on revient de la guerre (je ne suis pas sûre de comprendre
ce que signifie « Je suis volé; […]la mer c’est la forêt » –dans la
bouche du mari, mais qu’importe…), et la femme, qui a « cousu » en
écoutant la mer « comme un tonnerre », est tout simplement sublime de
véracité et de perversité naïve, jusqu’au grandiose « À propos, notre
voisine est morte » : À propos!
Et le dénouement – sortez les mouchoirs (moi, en tout
cas, je renifle!) :
Femme,
va les chercher! […]// – Tiens dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà!
(Il y a pas mal de coquilles, mais je n’ai pas trouvé mieux…)
lundi 2 décembre 2013
À propos de Gérard de Nerval...
Apollinaire racontait l'anecdote suivante :
Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit :En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas…
Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit :En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas…
dimanche 1 décembre 2013
Besoin de lait?
Dans son dernier livre, La nostalgie heureuse, Amélie Nothomb raconte qu’à
la question « Que lisez-vous? », Victor Hugo répondait avec hauteur « Une
vache ne boit pas de lait. »
Il se trouve, écrit AN que je ne suis pas Victor Hugo
et que j’ai besoin de lait.
– Moi aussi, dit Eulalie, j’ai besoin de lait, et même plus…
vendredi 29 novembre 2013
Elizabeth Gilbert à Tout le monde en parle, le dimanche 24 novembre 2013
Outre le charme personnel d'Elizabeth Gilbert, dont je n'ai encore rien lu*, une des idées les plus intéressantes (sinon les plus originales) est que l'on se dévoile plus intimement en parlant d’autre chose (dans la
fiction) qu’en parlant de soi.
*Mais j'ai bien l'intention d'essayer et notamment Committed: A
Skeptic Makes Peace with Marriage, livre qui, selon Wikipedia, examine l'institution du mariage « de plusieurs points de vue, à la fois historiques et contemporains, y compris celui des femmes qui n'ont pas envie de se marier ».
jeudi 28 novembre 2013
L'écriture de Stephen King (à propos de Shining)
Au diable les contraintes idéologiques du Nouveau Roman et/ou du
behaviorisme : peut-être ne sommes-nous pas Dieu mais il n’y a pas de
raison que nous ne puissions entrer dans l’esprit d’un personnage – et même de
plusieurs… Et tout ce qui peut rendre la
narration (et la lecture) plus facile/intéressante – voire thérapeutique – est
autorisé : une histoire d’alcoolique virant « su’ le top »
aurait pe été intéressante mais SK l’assaisonne de parapsychologie, de magie,
et plus... Un des avantages du procédé est qu’il peut inventer à peu près n’importe
quoi, un autre que c’est plus supportable à lire et plus palpitant que la
(triste) dégringolade d’un alcoolique, et le dernier qu’il n’a pas l’impression
de (trop) se déshabiller tout en y injectant une part consistante de son vécu.
dimanche 24 novembre 2013
De Toronto à Montréal en passant par Berlin : les micro-bibliothèques de la rue | Bibliomancienne
– Il faut que j'en parle aux copropriétaires...
– Je suis pas bricoleuse... ou trop paresseuse...
– J'ai pas de livres...
– J'sais pas lire...
Well, on a tous des raisons de ne pas le faire mais c'est quand même une idée formidable!
De Toronto à Montréal en passant par Berlin : les micro-bibliothèques de la rue
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vendredi 22 novembre 2013
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