mercredi 27 mars 2013

Giorgio Morandi




Soleil, soleil


J'veux aller sur la Main
Voir le mond’ qui s’promène
J'veux aller au marché
Sentir et regarder
Les yeux écarquillés
Les légumes nouveaux
Et les passants pressés
Faire griller de l’agneau,
Acheter des asperges.
Dans ma chambre plein sud
Me baigner de lumière
Les deux pieds sur la couette,
Un roman à la main… 

mardi 19 mars 2013

J’en ai marre de l’hiver, mais…



À pleines vitres, la neige
Se rit de mon dépit
Et pour me faire la nique,
Empingouine un sapin 
Dont les branches accablées 
Me font avec leurs pointes
Dentées comme des ailes
Si fort penser, de Riopelle,
À l’hommage à Rosa.

jeudi 14 février 2013

Je m’appelle Boris...


I came to understand that Boris responded far more directly to the indirect; that is to say, his real emotions surfaced only when mediated by the unreal. Time and again, I had sat dry-eyed beside him while ne snuffled and wept over actors on a big, flat screen. I had never, ever seen him cry in the so-called real world, not for Stephan [frère de Boris], not for his mother, nor for me or for Daisy or for dead friends or for any human being who wasn’t made of celluloid.

(Extrait de The summer without men de Siri Hustvedt)

vendredi 8 février 2013

Poisson pilote


La belle
et émouvante
teinte saumon d’une des feuilles
trilobées
de mon oxalis regnellii.

Elle a trop d'eau,
Elle va mourir,
Répond l'écho.