lundi 19 août 2013

Il appuya sur l'accélérateur, puis, comme pour dire que c'est lui qui s'en allait...

He laughed and jammed his accelerator, spraying slush and oily grit from the asphalt. I covered my face as he scorched a half circle. Then, as if to say that he was the one leaving, he raced into traffic, cars braking and swerving, and soon his truck was gone from sight.

C’est la dernière  fois que le père et le fils se sont vus et ça me fait penser à la façon dont mon père a toujours hâté nos adieux – y compris le dernier. 

 Déni Y. Bouchard, Cures for hunger

mercredi 14 août 2013

L’École de la tchén’ssâ | L’Oreille tendue

Pour ceux qui ont aimé Arvida comme pour les autres...
'via Blog this'

jeudi 8 août 2013

Canicule

Vent frais du matin....
Après la chaleur de chien
Le laurier, mon 
laurier rose, en rosit de bonheur.

vendredi 19 juillet 2013

Mon nouveau lave-linge est tellement silencieux que ça m'angoisse!

Avant je le gérais au son (de la même façon que mon chum « gérait » son fils quand il était petit…) Aujourd’hui, il faut que je colle mon oreille dessus – et encore! C’est comme les vélos qui vous arrivent par derrière sur le trottoir. On ne les entend pas! Après (ou pendant) la lutte contre le bruit – celui des voitures qui passent sous ma fenêtre par exemple – faudra-t-il  se mettre à lutter pour le bruit?

jeudi 18 juillet 2013

Tous mes amis sont des superhéros (All My Friends Are Superheroes) de Andrew Kaufman

La superparesseuse et (ou) superétourdie que je suis (voir ci-dessous) avait tout simplement oublié de publier ceci, écrit il y a déjà quelques semaines (ou mois)...


L’idée du livre est que tout le monde est – peut être  un superhéros, ou presque : Tom n'est pas un Superhéro mais tous ses amis, Superperfectionniste, Superparesseux (j’aurais pensé que ce soit moi mais je suis battue!), Super-ma-moto-fait-du-bruit, etc. le sont. Au début, j’ai craint que ce soit un truc et que le livre se résume à ça, mais c’est surtout une façon d’identifier les protagonistes, et ce, d’une façon particulièrement efficace , qui élimine les prénoms, les descriptions physiques et tout autre détail pseudo-réaliste inutile. Une économie de moyens qui se traduit dans le format du livre – une centaine de pages très (très) aérées – et laisse toute la place à l’histoire, dont je ne dirai rien pour ne pas gâcher le plaisir! Ce que je peux dire, en revanche, c'est que c'est drôle, touchant, et que la chute finale est tout simplement formidable. 

Une petite citation? Voici : il s’agit d’une des premières rencontres entre Tom, le héros du livre et sa petite amie, Superperfectionniste. Tom est soudain assailli par le Monstre de l’angoisse. Après quelques passes d'armes avec ledit montre, il finit pas s’évanouir. À son réveil, Superperfectionniste est en train de faire une réussite.

« Ça va mieux? » demanda-t-elle.
Oui, tout allait pour le mieux et le Monstre de l’angoisse avait disparu.
« Qu’est-ce qui s’est passé?
– Il est parti, répondit-elle en déposant un neuf noir sur un dix rouge.
– Comme ça, juste parti?
– Il n’y a que deux façons de se débarrasser d’un monstre d’angoisse, mon cher : prendre un bain, ou faire un somme. »